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# Posté le jeudi 06 novembre 2008 05:47

Le Mur de Berlin

Le Mur de Berlin


Le Mur, long de 155 kilomètres (dont 43,1 km sur sa longueur intraberlinoise) venait en complément des 1 393 kilomètres de la longue frontière RFA-RDA et, dans une moindre mesure, des frontières Ouest des pays du Pacte de Varsovie, le tout donnant un visage palpable au fameux rideau de fer. Il coupait 193 rues principales et adjacentes. Comme le reste de la frontière des deux Allemagne, le mur de Berlin était pourvu d'un système très complet de fils de fer barbelés, de fossés, de pièges à tank, de chemins de ronde et de miradors. Au début des années 1980, la frontière ne mobilisait pas moins de mille chiens de garde. Le système se perfectionnait d'année en année. En particulier, les maisons proches du Mur étaient progressivement vidées de leurs habitants puis murées. Ce processus dura jusqu'au 28 janvier 1985, avec la démolition de l'Église de la Réconciliation dans la Bernauer Straße. Une trouée claire comme le jour divise alors un Berlin autrefois dense et sombre.

Dans leur état final, qui ne vit le jour à bien des endroits qu'à la fin des années 1980, les installations frontalières consistaient en :

un mur de béton d'arrière-plan haut de deux ou trois mètres ;
une alarme à détection de contact au sol ;
une barrière de contact en tôle métallique, plus haute qu'un homme, tendue de fil de fer barbelé et de fils de détection par contact ;
jusqu'à l'ouverture de la frontière en 1989, il y avait en outre sur certaines parties des pistes pour chiens (redoutables bergers et similaires, libres de courir attachés à un filin), des fossés de défense contre les véhicules, et des défenses antichar (chevaux de Frise) en rails soudés en croix, qui coûtèrent à l'Allemagne des milliards de marks pour leur démolition[réf. nécessaire] ;
un chemin de ronde (éclairé de nuit) pour l'accès aux postes de garde et la circulation des colonnes militaires ;
des miradors (en tout 302 en 1989), équipés de projecteurs de recherche, en vue des postes frontières le jour, et avec un renfort de soldats la nuit ;
des pistes de contrôle (KS) ou « pistes de la mort », toujours hersées de frais, pour détecter les traces, et qui ne devaient pas être piétinées sans motif par les soldats ;
des barrières de tôle supplémentaires (en partie) dépassant la hauteur d'un homme et à travers lesquelles on ne pouvait voir qu'en oblique ;
le mur ou la paroi frontière proprement dite, vers Berlin-Ouest, en parpaings (en partie en béton roulé, censé ne pas donner de prise pour l'escalade), de 3,60 mètres de haut ;
par devant, encore quelques mètres du territoire sous l'autorité de la RDA.
La largeur totale de ces installations dépendait de la densité des maisons près de la frontière et allait environ de 30 à 500 mètres sur la Potsdamer Platz. On ne construisit pas de champs de mines ni d'installations de tir automatique au voisinage du Mur contrairement à la frontière allemande intérieure (mais ce point ne fut pas connu en général en RDA).

Le détail de ces installations – désignées en interne par les troupes frontalières comme « zone d'action » – était placé sous secret militaire et donc mal connu des citoyens de la RDA. Les soldats détachés à la frontière devaient garder le silence. Comme nul ne savait exactement quel espion de la Stasi pouvait faire un rapport sur un bavardage inconséquent, tous s'astreignaient fermement au silence. Quiconque s'intéressait de trop près aux installations frontalières risquait pour le moins d'être arrêté et mené au poste de police pour contrôle d'identité. Cela pouvait déboucher sur une condamnation à la prison pour planification de tentative d'évasion. La zone à proximité immédiate de la frontière avec Berlin-Est était interdite sauf sur autorisation spéciale.

Les frontières aquatiques

La frontière extérieure de la ville de Berlin-Ouest croisait à de nombreux endroits des voies navigables. Le tracé de la frontière avait été matérialisé par le Sénat de Berlin-Ouest par des lignes de bouées blanches portant l'inscription Sektorengrenze (limite de secteur). Les bateaux de tourisme ou de sport naviguant dans Berlin-Ouest devaient respecter les limites du secteur ainsi marquées par les bouées. Du côté RDA, des bateaux des troupes frontalières patrouillaient à l'occasion.

Les fortifications frontalières de la RDA se trouvaient toujours sur la rive du côté de la RDA, ce qui imposait des détours parfois importants, et qui « emmurait » les rives de plusieurs lacs de la Havel. Le plus grand détour se trouvait sur le lac Jungfern, où le Mur se trouvait jusqu'à deux kilomètres du tracé réel de la frontière. En plusieurs endroits, la bande frontalière passait à travers d'anciennes pièces d'eau et les rendait inutilisables pour les habitants, comme sur la rive Ouest du lac de Groß-Glienicke et sur la rive Sud du lac Griebnitz.

Sur les cours d'eau de la frontière intérieure, la frontière passait partout le long de la rive Ouest ou Est de sorte qu'aucun marquage du tracé de la frontière ne s'y trouvait dans l'eau. Le véritable Mur y était toujours sur la rive Est. Cependant, les cours d'eau appartenant à Berlin-Est étaient toujours surveillés.

Sur les canaux et rivières affluents, la situation devenait parfois inextricable. Bien des nageurs et des bateaux de Berlin-Ouest se sont trouvés par mégarde ou légèreté en territoire est-berlinois et ont essuyé des tirs qui ont fait plusieurs morts.

En quelques endroits sur la Spree, il y avait des barrières immergées contre les nageurs. Pour les fugitifs, il n'était pas évident de savoir quand ils atteignaient Berlin-Ouest et ils couraient encore le risque d'être abattus après avoir dépassé les limites du Mur.

Formation et équipement des gardes-frontières

Les soldats à la frontière est-allemande avaient l'« ordre de tirer », c'est-à-dire l'obligation d'empêcher les tentatives d'évasion par tous les moyens, même au risque de la mort du fugitif. Ramenés à la longueur de la frontière, on peut même dire qu'il y eut beaucoup plus de morts à Berlin qu'en moyenne sur le reste du Mur. Lors des grands jours fériés ou de visites d'État, l'ordre de tirer était parfois suspendu, pour éviter les répercussions négatives dans la presse de l'Ouest. Des découvertes récentes ont mis en lumière la responsabilité de l'État est-allemand dans les exécutions de fugitifs. En octobre 1973, un ordre est adressé aux agents de la Stasi infiltrés dans les unités de gardes-frontières. Ceux-ci doivent empêcher que des soldats ne passent à l'Ouest. L'ordre est très clair : « N'hésitez pas à faire usage de votre arme, même si la violation de la frontière concerne des femmes et des enfants, ce qui est une stratégie souvent utilisée par les traîtres ».

Selon les indications du Ministère de la Sécurité d'État, les troupes de gardes-frontières de Berlin comprenaient, 11 500 soldats et 500 civils, au printemps 1989.

Outre les unités affectées au commandement du GK-centre, au siège de Berlin-Karlshorst, (environ 1 000 agents), la sécurité frontalière était assurée par sept régiments de gardes-frontières (GR), à Treptow, Pankow, Rummelsburg, Hennigsdorf, Groß-Glienicke, Potsdam-Babelsberg et Kleinmachnow, ainsi que deux régiments frontaliers de formation à Wilhelmshagen et à Oranienburg.

Chaque régiment comprenait cinq compagnies commandées directement avec le support d'un groupe de génie, de transmissions, du train, une batterie de mortiers et une d'artillerie, un groupe de reconnaissance et un de lance-flammes ainsi qu'une meute de chiens de garde et, en cas de besoin, une compagnie de bateaux et des compagnies de sécurité pour les points de passage.

Au total, à la frontière « centre », il y avait 567 véhicules blindés de tir, 48 mortiers, 48 canons antichars, 114 lance-flammes. En outre, il y avait 156 chars ou appareils lourds du génie et 2 295 véhicules à moteur (motos, voitures et camions). Dans la dotation figuraient également 992 chiens.

Dans un jour calendaire normal, environ 2 300 agents étaient engagés dans la zone d'action et l'espace voisin.

La sécurité renforcée découlait de circonstances particulières comme des sommets politiques ou une météo difficile (brouillard, neige). Dans certains cas, l'effectif engagé était encore augmenté de 200 à 300 agents supplémentaires.

Points de passage

Il y avait 25 postes de passage à travers le Mur : treize par la route, quatre par voie ferrée et huit par voie d'eau, ce qui représentait 60 % du total des passages entre RDA, et RFA ou Berlin-Ouest. Les points de passage étaient fortement équipés du côté RDA. Ceux qui désiraient passer devaient s'attendre à des contrôles très stricts, multiples et successifs de la part des douaniers et des services d'émigration et d'immigration ; cependant les formalités se déroulaient de façon ostensiblement correcte. Les véhicules étaient fouillés de manière particulièrement minutieuse (ouverture du coffre, du capot moteur, examen des sièges, passage au-dessus de miroir pour examen du châssis). Les formalités ne permettaient qu'un trafic très réduit.

Le transit par moyens de transports terrestres entre l'Allemagne de l'Ouest et Berlin-Ouest, à travers le territoire de la RDA également soumis à des restrictions draconiennes :

Le transit ferroviaire imposait aux trains venant de l'Ouest et circulant sur trois axes pré-définis de ne pas s'arrêter en territoire est-allemand.
Le transit routier se faisait par trois « autoroutes de transit », sur lesquelles les conducteurs occidentaux ne pouvaient s'arrêter que sur des aires de repos ou des stations-services réparties sur ces axes et qui leur étaient spécialement réservées. Celles-ci étaient équipés de magasins d'États qui offraient des produits occidentaux payables en Deutsche Mark (ces endroits étaient donc théoriquement interdits aux Allemands de l'Est).
Les rapports entre citoyens de la RDA et les voyageurs occidentaux en transit furent prohibés. Il était donc fortement déconseillé de laisser traîner dans les lieux publics toutes sortes de publication (livres, brochures, revues, magazines, cassettes audio ou vidéo, etc.) ou d'offrir le moindre cadeau à un citoyen est-allemand.
Malgré toutes ces précautions, il s'avéra par la suite qu'il existait cependant des passages secrets sous le Mur, utilisés à l'occasion, souterrains creusés aussi bien par les services secrets de RDA que par des passeurs.

Du côté Ouest, on franchissait des postes de police et de douane mais les simples personnes n'étaient en général pas contrôlées. Ce n'est que pour les passages en transit que les voyageurs étaient contrôlés de façon statistique (demande de la destination), et à l'occasion, contrôlés plus étroitement, notamment s'il y avait quelque soupçon d'un motif de poursuites (recherche restreinte).

Le trafic de marchandises vers l'étranger était soumis au contrôle douanier, tandis que vers la RFA, on ne faisait que des enquêtes statistiques. Les policiers ouest-allemands et des patrouilles alliées faisaient des rapports sur les activités suspectes, afin d'éviter au mieux une infiltration d'espions de l'Est.

Les forces d'occupation alliées avaient installé pour les officiels des points de contrôle au Checkpoint Bravo (Dreilinden) et au Checkpoint Charlie (Friedrichstrasse) mais ceci n'avait aucune influence sur le trafic des voyageurs et des visiteurs.

Lors de l'unification monétaire de l'Allemagne, le 1er juillet 1990, tous les postes frontières furent abandonnés : seules quelques installations restèrent érigées en guise de mémorial.

Victimes et tireurs
Un nombre de victimes incertain

Le nombre exact des victimes du Mur fait l'objet de controverses : il est en effet difficile à évaluer car les nouvelles victimes étaient passées sous silence en RDA. D'après des recherches de la collectivité berlinoise de travailleurs « Collectif du 13 août », 1 135 personnes y ont laissé la vie. La Staatsanwaltschaft (bureau du Procureur général) de Berlin en a dénombré 270 où on a pu démontrer un acte de violence de la RDA. Le Zentrale Ermittlungsgruppe für Regierungs- und Vereinigungskriminalität (Groupe de recherches central sur la criminalité du gouvernement et de la réunification) ne recense que 421 morts susceptibles d'être imputées aux forces armées de la RDA. D'autres sources indiquent 125 morts à Berlin.

Les premières balles mortelles sont tirées par la police de la route le 24 août 1961 sur Günter Litfin (24 ans) près de la gare de Friedrichstraße, onze jours après la fermeture de la frontière, au cours d'une tentative d'évasion. Le 17 août 1962, Peter Fechter (18 ans) perd tout son sang sur la « piste de la mort ». En 1966, deux enfants de 10 et 13 ans sont abattus par au total quarante balles.

Chris Gueffroy est la dernière victime du Mur, le 6 février 1989.

Des estimations parlent de 75 000 hommes et femmes condamnés jusqu'à deux ans de prison en tant que « déserteurs de la république ». La peine dépassait en général cinq ans si le fugitif dégradait les installations frontalières, était armé, soldat ou détenteur de secrets.

Parmi les victimes du Mur figurent aussi quelques soldats. Le cas le plus connu est sans doute celui du soldat Reinhold Huhn, abattu par un passeur. Du pain bénit pour la propagande de la RDA et une justification a posteriori de la construction du Mur.

Le procès des soldats-tireurs

Une série de procès a duré jusqu'au printemps 2004 pour savoir qui portait la responsabilité juridique d'avoir donné l'ordre de tirer sur les fugitifs. Parmi les accusés figuraient entre autres le président du Conseil d'État Erich Honecker, son successeur Egon Krenz, les membres du Conseil national de défense Erich Mielke, Willi Stoph, Heinz Keßler, Fritz Streletz et Hans Albrecht, le chef du SED pour le district de Suhl et quelques généraux comme Klaus-Dieter Baumgarten, général de corps d'armée commandant les troupes frontalières de 1979 à 1990. Ce procès a suscité une vive controverse en Allemagne, bon nombre d'accusés faisant valoir que leurs actes, à l'époque, ne constituaient pas des crimes au regard du droit est-allemand. Ils accusent les tribunaux actuels de pratiquer la « justice des vainqueurs ».

Les tireurs exécutants étaient recrutés en grande partie dans la NVA (Armée nationale populaire) ou dans les troupes frontalières. Parmi les accusés, 35 furent acquittés, 44 condamnés avec sursis et mise à l'épreuve et 11 à une peine ferme : entre autres Albrecht, Streletz, Keßler et Baumgarten (de quatre ans et demi à six ans et demi de prison). Le dernier dirigeant communiste de la RDA, Egon Krenz, a été condamné en 1997 à une peine de six ans et demi de prison pour la mort de quatre personnes le long du mur de Berlin dans les années 1980. En août 2004, le tribunal de Berlin condamne deux ex-membres du Politbüro avec sursis et mise à l'épreuve. Le dernier procès des tireurs du Mur se termine par une condamnation le 9 novembre 2004, quinze ans jour pour jour après la chute du mur de Berlin.
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# Posté le lundi 09 novembre 2009 16:49

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 20:23

Le Mur de Berlin

Le Mur de Berlin
Le Mur aujourd'hui
En souvenir des victimes du mur de Berlin, divers mémoriaux de types très différents ont été construits. Outre les petites croix ou autres signes, avant tout érigées en mémoire de fugitifs abattus, souvent d'initiative privée, et que l'on trouve en divers endroits de l'ex-frontière, un ensemble de lieux de souvenir plus importants a été créé.

Il y a toujours eu des controverses sur le style des monuments, comme par exemple à la fin des années 1990 à propos du mémorial de la Bernauerstraße. Pour l'instant, le paroxysme des débats publics a été atteint à propos du « monument de la Liberté », construit à proximité du Checkpoint Charlie, puis démoli. Le sénat de Berlin, pour contrer le reproche qui lui était fait de ne pas avoir de politique précise, proposa une politique au printemps 2005.

Le tracé historique du mur de Berlin est marqué au sol par une double rangée de pavés et des plaques en fonte portant l'inscription Berliner Mauer 1961-1989. Il existe un parcours historique du Mur de 29 étapes avec des illustrations et des explications en quatre langues sur les événements qui s'y sont déroulés.

Le musée du Mur au Checkpoint Charlie

Le musée du Mur au Checkpoint Charlie est ouvert depuis 1963 juste en face de la frontière par l'historien Rainer Hildebrandt. Il est exploité par le Collectif du 13 août. C'est l'un des musées de Berlin les plus visités. Il montre le système de sécurité du Mur et relate les tentatives de fuite réussies, avec leurs moyens tels que montgolfières, autos, téléphériques, ULM bricolé, coffre de voiture, valise et même un mini sous-marin. Checkpoint Charlie est devenu, lui, un lieu folklorique. Le célèbre panneau qui y figurait - « You are leaving the american sector », « vous quittez le secteur américain » est représenté sur d'innombrables cartes postales.

Ensemble mémorial du mur de Berlin dans la Bernauer Straße

Depuis la fin des années 1990, il y a dans la Bernauer Straße, à la limite des anciens districts de Wedding et du Centre, un ensemble mémorial du mur de Berlin. Il comprend le mémorial du mur de Berlin, le centre de documentation ainsi que la chapelle de la Réconciliation

Le Mémorial issu d'un concours fédéral d'architecture a été inauguré, après de longues et vigoureuses discussions, le 13 août 1998. Il présente un fragment du Mur reconstruit sur place selon une interprétation d'artiste.

Le centre documentaire fut ouvert le 9 novembre 1999. Il a été complété en 2003 par une tour d'observation qui permet de bien voir les installations du Mur du Mémorial. Outre une exposition (ouverte depuis 2001 sous le titre Berlin, 13 août 1961), on peut y trouver diverses possibilités d'information sur l'histoire du Mur.

La chapelle de la Réconciliation de la paroisse évangélique de la Réconciliation a été inaugurée le 9 novembre 2000. C'est un bâtiment circulaire en torchis, construit sur les fondations du ch½ur de l'église de la Réconciliation, située sur la « piste de la mort » et démolie en 1985.

Enfin, le « Mille historique du mur de Berlin » est une exposition permanente en quatre langues, consistant en 21 panneaux d'information. Ceux-ci sont répartis le long du tracé de la frontière intérieure et présentent des photographies et des textes se référant à des événements, comme des fuites qui se sont produits à l'endroit même où sont placés les panneaux.

Destruction et restes du Mur

Il ne reste plus grand-chose du Mur aujourd'hui. Les chasseurs de souvenirs, désignés dans le langage populaire par Mauerspecht (soit « pic de mur »), se sont arrachés les fragments, donnant naissance à un véritable marché noir. Même la CIA s'est approprié un morceau du Mur artistiquement décoré pour son nouveau bâtiment dans son fort de Langley. Entre la fin 1989 et le début de l'année 1990, le Mur est démantelé à raison de cent mètres en moyenne par nuit. La RDA s'efforce ensuite de démonter le plus vite et le plus complètement possible les installations. À partir du 13 juin 1990, 300 gardes-frontières de l'Est et 600 sapeurs de l'Ouest, 175 camions, 65 grues, 55 pelleteuses et 13 bulldozers y ont été affectés. Le Mur a disparu du centre-ville en novembre 1990, le reste en novembre 1991. Au total, il a été physiquement détruit à peu près partout, à l'exception de six sections, conservées en souvenir.


Il y a un morceau du mur de Berlin dans la ville de Fátima au Portugal, plus précisément dans le sanctuaire de Notre-Dame de Fátima. Le reste le plus connu du Mur, l'East Side Gallery, est situé le long de la Spree, entre la gare de l'Est et le pont de l'Oberbaum qui enjambe la Spree. Il mesure 1,3 km. Il a été peint par 118 artistes du monde entier, tel Thierry Noir ou Dmitrij Vrubel et comporte 106 peintures murales. Classé monument historique, il tombe aujourd'hui en ruine. De ce fait, la ville de Berlin a alloué une subvention pour permettre sa reconstruction à l'identique. Les artistes ont accepté de repeindre leur ½uvre sur un nouveau Mur.

Un autre fragment du Mur (réel) se trouve le long de la Niederkirchnerstraße, dans le district centre, à proximité de la chambre des députés de Berlin. Il a aussi été classé monument historique en 1990. Par contre, les installations frontalières du mémorial du Mur de la Bernauer Straße ont été reconstruites.


Cinq des 302 miradors subsistent :

l'un est transformé en « musée de l'art interdit » à Treptow, près de l'allée Pouchkine, dans une partie de la piste transformée en parc ;
dans la Kielerstraße dans le district Centre. Le mirador est classé, mais a été entouré sur trois côtés de constructions récentes ;
sur la Stresemannstraße, près de la Potsdamer Platz dans le même district. Ce mirador, bien plus élancé que les autres, a été déplacé pour permettre des constructions et n'est donc plus à sa place originelle ;
au sud de Nieder-Neuendorf, hameau de Hennigsdorf, dans l'exposition permanente sur les installations militaires de la frontière RFA-RDA ;
à Hohen-Neuendorf. Ce mirador se trouve dans une partie nouvellement boisée du tracé de la piste. Il est utilisé avec le bois qui l'entoure par la « Jeunesse forestière allemande ».
Organisation de l'espace urbain berlinois après la chute du Mur
La chute du Mur a changé considérablement le trafic de l'agglomération. On circule sans problème d'est en ouest sur des réseaux métropolitain, ferroviaire et de bus totalement modernisés au cours des années 1990[2]. La bande frontière se reconnaît encore bien aujourd'hui par les grands espaces vides, comme sur des parties de la Bernauer Straße ou le long de la Vieille Jakobstraße. La large trouée entre les deux ex-Murs s'appelle actuellement la « piste des Murs ». Dans ce centre ville précédemment densément construit, cette piste a pour sa plus grande partie été convertie en espaces d'utilité publique. Il comporte également des parcs et des lieux commémoratifs du Mur. C'est aussi dans l'ancien no man's land que la nouvelle gare centrale a été inaugurée le vendredi 26 mai 2006. La Potsdamer Platz, c½ur du Berlin chic et bourgeois d'avant guerre et devenue un vaste terrain en friche, au c½ur du no man's land, symbolise le désir de retrouver l'unité de la ville. Sa reconstruction est en passe d'être achevée. Les immeubles construits par Renzo Piano, Richard Rogers et Helmut Jahn frappent par leur élégance et offrent un remarquable échantillonnage d'architecture contemporaine. La semaine, les salariés des bureaux et les ouvriers des chantiers y côtoient les touristes. Le week-end, la Potsdamer Platz est déjà l'un des lieux les plus fréquentés de Berlin.

Pourtant, le Mur, c'est-à-dire le clivage entre Berlin-Ouest et Berlin-Est, est toujours là. À l'Ouest, les autorités ont tenu à préserver des marques du passé nazi de la ville comme la ruine de l'église commémorative de l'empereur Guillaume (Kaiser Wilhelm), surnommée « dent creuse » par les Berlinois. Le Reichstag, incendié en 1933 et devenu une ruine en 1945, n'a pas été reconstruit entièrement à l'identique. La coupole en verre conçue par Norman Foster symbolise la démocratie allemande qui se veut résolument transparente. À l'Est, la RDA n'a laissé subsister aucun trait du nazisme. Aujourd'hui, ce passé est rappelé dans le quartier juif où la synagogue a été reconstruite.

Sur le plan architectural, les deux parties de la ville sont également très différentes. Berlin-Ouest comporte de vastes espaces de campagne car son enclavement passé dans la RDA a été un puissant frein à son expansion démographique et économique. En revanche, la RDA, dont Berlin était la capitale, a voulu faire de la ville une vitrine du socialisme avec l'Alexanderplatz et par la construction de banlieues « grandiosement répétitives ». La statuaire socialiste est toujours présente de ci, de là à Berlin-Est avec Marx, Lénine, la faucille et le marteau. Le palais de la république des années 1950, construit à la place de l'ancien palais impérial détruit en 1950 sur l'ordre de Walter Ulbricht, rappelle aussi le temps du régime communiste[2]. Il est toutefois à son tour en voie de destruction.

La partition de la ville avait fait perdre à Berlin sa place de grande métropole industrielle. Depuis la chute du Mur, le développement économique de Berlin reste modeste et inférieur aux espoirs. L'île des musées, anciennement à Berlin-Est, est devenue un haut lieu touristique mais les commerces ne se sont pas développés autour. Il n'y a même pas de kiosques à journaux. En revanche, un marché périodique vous propose essentiellement tous les restes de la période socialiste (insignes militaires, sculptures miniatures de Lénine).

Le mur de Berlin laisse donc dans l'histoire architecturale, économique, comportementale, démographique des traces certaines malgré les milliards d'euros dépensés pour relever Berlin depuis 1989 et bien que la ville exerce de nouveau la fonction de capitale de l'Allemagne.


20e anniversaire de la chute du Mur
Sur toute la longueur de la galerie, Fabien Monsinjon a déployé une photographie de 36cm de hauteur. Reconstitution du Mur à l'échelle 1/10ème, cette installation est un assemblage de fragments photographiques prélevés le long de l'ancien tracé en 2009. Il a en effet parcouru à pied les 43km de la portion intramuros, qui séparait Berlin Ouest de Berlin Est, prélevant la matière (graffitis, friches, bâtiments, signes commemoratifs...) qui lui sert ensuite à recomposer des paysages imaginaires.

L'installation sera démolie en public le 9 novembre, 20 ans après la chute du mur de Berlin, et les fragments photographiques offerts aux visiteurs.

Un millier de dominos géants et colorés ont été installés sur le tracé du Mur de Berlin et seront renversés lundi 9 novembre 2009 pour célébrer le 20e anniversaire de sa chute.

Le Prix Grand Témoin, prix littéraire de La France Mutualiste, a été remis le 5 novembre 2009 sur le thème du 20ème anniversaire de la Chute du Mur de Berlin. Ce prix a pour thème principal le Devoir de mémoire.

Frederick Taylor pour " Le Mur de Berlin 1961 – 1989 ", aux éditions JC Lattes.
Jean-Marc Gonin et Olivier Guez pour La Chute du Mur , aux éditions Fayard.
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# Posté le lundi 09 novembre 2009 16:47

Modifié le lundi 09 novembre 2009 19:25

+...Coup de coeur...+

Ce n'ai pas du tout mon genre de musique d'habitute mais j'aime bien cette chanson.

# Posté le vendredi 30 octobre 2009 13:42

+...Massacre a la Tronconneuse 2009...+

+...Massacre a la Tronconneuse 2009...+
Personnage principal: Barbie et Ken.


Résumer: "Le couple le plus populaire des poupées vivent ensemble depuis un certain nombres d'années maintenant. Au début de leur mariage tout ce passer bien, mais plus les jours, les semaines, les mois et les années passer plus Ken devener fou. Ne supportant plus les discours débile de sa femme sur "Comment avoir un beau maquillage" ou même sur la stupiditer de celle-ci, Ken en eu asser est sur un coup de tête la tua alors qu'elle prenait sa douche."



Remarque: Vous allez surment vous dire "mais Barbie est blonde, alors pourquoi là elle est brune??".
Je n'ai moi même pas la réponse a cette question, elle s'est surement teint en brune pour paraître moins conne, qui c'est??.

# Posté le mardi 20 octobre 2009 10:32